Parfois, il arrive que les choses tournent mal. Pour certains, il s’agit juste d’un passage mineur qui ne dure qu’un moment. Pour d’autres, c’est une accumulation de problèmes insurmontables qui dépendent les uns des autres.
On ne peut rien y faire, c’est la règle de la vie : chacun doit faire face aux problèmes un jour ou l’autre. C’est justement pendant ce laps de temps qu’on voit que les hommes sont subdivisés en deux catégories : ceux qui sont forts et ceux qui sont faibles. Ceux qui sont forts mentalement et psychologiquement ont en commun des habitudes dans lesquelles ils puisent les ressources pour affronter les tracas.
Être capable de changer le monde
Ceux qui sont psychologiquement forts le sont grâce à leur conscience qu’ils sont capables de changer le monde. Leur confiance en eux-mêmes se fonde sur des attitudes et des pratiques qui paraissent être une seconde nature chez eux.
Pour être fort intérieurement face aux problèmes qui s’accumulent, il faut d’abord avoir une attitude proactive. C’est le comportement de ceux qui ont l’habitude de prendre les choses en main et d’accepter la responsabilité de ce qu’ils font.
Être proactif est le contraire de celui qui est réactif face aux évènements. Le proactif ne réagit pas, il agit. Il n’attribue pas la responsabilité d’un échec ou d’une réussite aux autres.
Ceux qui parviennent à rester forts face aux problèmes sont aussi ceux qui savent organiser les choses essentielles. C’est une attitude stratégique qui consiste à séparer les urgences et les désirs des priorités. Quand on acquiert cette seconde habitude de se concentrer sur les priorités et de faire les choses les unes après les autres, on obtient naturellement une confiance en soi élevée.
Vers le début des années 90, Stephen Covey a découvert que les changements à faire pour acquérir ces habitudes doivent être faits pour être profonds. Ils ne marchent pas avec certaines techniques de renforcement ponctuel de la personnalité.
Promouvoir soi-même
La troisième habitude à acquérir pour devenir fort mentalement est de faire des introspections objectives pour mieux se connaître. Plus on s’efforce de les faire le plus fréquemment possible, mieux on arrive à identifier les caractéristiques qu’on a, qui mènent au succès ou aux échecs.
Ensuite, la quatrième habitude à développer est celle qui consiste à promouvoir les talents ou aptitudes qu’on a identifiés comme forces lors des introspections. Apprendre pour améliorer ses dons fait plaisir. Cela améliore aussi l’aptitude à faire face aux problèmes en augmentant le potentiel d’où l’on puise les atouts nécessaires.
La cinquième habitude est de laisser de la place pour les rêves. En effet, lorsque tout semble aller de travers, ceux qui rêvent plus souvent et qui sont aptes à les transformer en objectifs résistent mieux à la dépression. Ils ont quelque chose de solide pour nourrir leur espoir.
Améliorer les relations avec les autres
Pour être capable de se maintenir mentalement fort lorsque les problèmes s’accumulent, il faut aussi avoir une relation sociale stable à laquelle on peut s’accrocher. Savoir qu’on n’est pas seul lorsqu’on est dans la tourmente est une garantie d’un bon état d’esprit.
Afin d’avoir une relation sociale assez bonne pour s’y accrocher, il faut savoir écouter. Il s’agit d’une écoute active qui consiste à ne pas prendre à cœur l’opinion des autres sur soi. C’est aussi une écoute qui prend les critiques pour source d’amélioration et non pour une attaque personnelle. Enfin, c’est une écoute active qui vise à la compréhension des autres et à l’empathie.
Pour finir, la septième habitude à développer si on veut être fort mentalement est la communication objective. Il ne s’agit pas de la communication courte et non émotionnelle qu’on attribue caricaturalement aux techniciens. C’est une communication qui priorise le transfert de l’information.
Si nécessaire, on fait passer ces informations avec de l’émotion. Il faut cependant faire attention, car il ne s’agit surtout pas d’une communication où l’on évacue vers les autres ce qui est douloureux en soi.





