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le karma

Qu’est-ce que le karma?

Depuis que nos moyens de communication se sont améliorés, le mélange culturel sur terre s’est facilité. La notion du karma figure parmi ces éléments qui se sont popularisés dans le monde. Dans le langage populaire, même aujourd’hui il est resté dans son sens restreint où l’on pense qu’il s’agit d’une juste punition d’un tort causé à autrui. Le karma a, en réalité, des significations larges et fascinantes qui peuvent nous surprendre.

Le Karma, une somme de toutes les actions

Commençons par le plus essentiel: les Orientaux croient en l’immortalité de l’âme. Progressivement, ils ont intégré dans leurs croyances l’idée d’incarnations multiples de l’âme tout au long de son existence. Pour la plupart d’entre eux, ce principe de réincarnation n’est pas restreint à la condition humaine. Il arrive donc que certaines âmes passent par des formes diverses avant de devenir des êtres humains.

Tout au long des cinquante-deux millions cycles de dialectique de morts et de naissances avant de devenir un être humain, l’être a fait des milliards d’actions. En plus, beaucoup pensent encore à se réincarner à plusieurs reprises en être humain. Sans compter qu’il y en a qui peuvent régresser à un état antérieur d’existence. Théoriquement, le karma désigne la somme globale de toutes ces actions de la personne. Cette somme tient compte de ce qu’elle a pu faire dans le passé, de ce qu’elle fait actuellement et de ce qu’elle pourra faire à l’avenir.

Il y a aussi ce qu’on appelle le karma collectif. C’est un karma distinct de celui à portée individuelle, mais qui impacte aussi bien l’individu que le groupe dans lequel il est défini.

Le Karma, une énergie qui attire les situations

Concernant la définition que nous connaissons tous, il faut souligner dès le départ que le karma n’est pas une vengeance du destin. Il ne s’agit pas d’une action divine qui sanctionne celui qui a intentionnellement nui à ses pairs. Du moins, pas dans le fond de sa conception.

Théoriquement, le karma est une sorte d’énergie que nous créons lorsque nous faisons une action quelconque. Généralement, cette énergie que nous créons est produite de façon inconsciente. Néanmoins, comme nous avons le contrôle de nos actions, l’essence probable de cette énergie peut être imaginée d’avance. Une fois qu’elle est générée, cette énergie peut être soit alignée à notre conscience supérieure, soit être dissonante par rapport à elle.

Lorsque l’énergie produite est alignée à la conscience supérieure de l’individu, elle va attirer vers elle les situations positives et les personnes qui ont les mêmes énergies. Au contraire, lorsqu’il y a dissonance, ce sont les personnes et énergies négatives qui sont attirées. Voilà le véritable processus qui est derrière le principe de rétribution que nous connaissons.

Cette loi de cause à effet du karma a deux particularités qui doivent être soulignées. Les causes, toujours de types actions, ne produisent pas forcément d’effets de types actions. Des situations comme le rang social à la naissance, l’aisance matérielle ou spirituelle de départ peuvent être des rétributions des actions antérieures.

Il y a aussi le principe de l’intention qui est important surtout chez les bouddhistes. Pour faire simple, une action positive poussée par une intention négative attire un effet négatif ou nul. Une donation en apparence gratuite, mais dans le but de tromper l’autre plus tard, par exemple, ne produira pas un effet positif escompté. Le karma laisse de la place à une petite dose d’incertitude.

Le Karma, une purification rituelle

Enfin, n’oublions pas que le karma est un principe religieux. Le terme karma a le sens d’un rituel religieux de purification par le sacrifice.

Lorsque le karma à l’origine des situations et évènements qui entourent la vie d’une personne n’est pas identifié, la personne aura tendance à répéter les mêmes schémas de vie à chaque incarnation. Les mêmes illusions de ce plan vont la tromper et voiler sa conscience. La richesse, l’envie et la jalousie qui l’ont trompé continueront à influer sur elle. Son égo continuera à se renforcer et surclassera son âme.

Heureusement, le karma n’est pas un principe de fatalité. L’homme est justement maître de ses actions, de ses attitudes, de son sens du devoir et de ses pensées profondes. Il peut choisir librement de suivre son égo ou de se constituer une réserve d’actions positives qui lui seront rétribuées tôt ou tard. Par des actes volontaires de don de soi et de rites, il peut réserver des situations positives qui préserveront sa future incarnation des difficultés.

Le karma permet d’annuler la série de répétitions imposées à la destinée humaine, même si une grande partie est dessinée d’avance (comme le rang à la naissance, la santé, les handicaps, etc.). L’objectif final est de se libérer du cycle de la réincarnation par un karma qui a évolué, pas uniquement par désir de rétribution, mais par maturation comme des fruits.

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Isabelle Dupuy

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