L’expression de mort imminente est souvent relatée par de nombreux faits divers. Plus qu’un mythe, une description de cet état a fait l’objet de nombreuses études.
L’EMI ou expérience de mort imminente trouve son origine en 1896. C’est le psychologue et épistémologue Victor Egger qui a proposé ce terme dans l’un de ses ouvrages « Le moi des mourants ».
Plus tard, cette manifestation a été répertoriée et décrite comme étant un ensemble de sensations et de visions perçues ou vécues par une personne, lors d’une mort clinique ou d’un coma, avant que celle-ci soit réanimée ou revenue en état de conscience.
Sommes-nous vraiment morts lors d’une EMI ?
Si cette question semble tomber sous le sens, la réponse à celle-ci n’est pas aussi simple. Même si la définition première de l’expérience de mort imminente fait état d’une mort clinique, plusieurs nuances viennent s’y ajouter.
Tout d’abord, la mort n’a jamais fait consensus dans le domaine scientifique. Une mort clinique est un terme juridique employé à des fins médico-légales.
Elle définit un état d’arrêt circulatoire d’une durée variable, après vérification médicale des constantes vitales. À cela, vient s’ajouter la mort cérébrale qui reste encore un domaine très méconnu.
De plus, plusieurs personnes rapportent des sensations similaires, sans pour autant avoir expérimenté une mort clinique ou un coma. Il s’agit souvent des individus ayant vécu un moment de danger où ils se sont échappés de justesse à la mort.
Par exemple, les pratiquants de sports extrêmes, les victimes d’accidents, les survivants, etc.
D’ailleurs, en anglais, on retrouve l’expression « Near from death », pour dire que la personne a vécu la mort de près. Les concernées décrivent souvent un phénomène de décorporation, et vivent la scène en dehors de leurs corps. Comme si elles étaient spectateurs de ce qui leur arrivait.
Ce que l’on voit lors d’une expérience de mort imminente?
Selon les témoignages, on peut récolter plusieurs descriptions. Toutefois, certaines d’entre elles sont récurrentes et sont racontées de manière plus similaire et parfois précise.
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La décorporation
La personne semble assister au déroulement de sa propre mort. Son corps est décrit comme inerte, ne répondant à aucune commande. Mais elle continue de voir ce qui se passe autour d’elle, sans pouvoir interagir avec le monde réel.
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L’émotion
L’émotion décrite est souvent loin d’être négative. Certains rapportent un état de paix intérieure, de légèreté et de liberté.
Pour d’autres, cela peut être un sentiment de culpabilité sur ce qu’ils ont pu faire de mal, ou même de tristesse.
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Le défilement des souvenirs
C’est peut-être l’une des visions les plus décrites. En effet, le sujet dit avoir vu toute sa vie défiler. Un résumé en image des moments marquants, mais également des détails pointus de souvenirs, qu’en temps normal, il n’en était pas conscient.
Souvent, c’est à ce moment que l’individu concerné se rende compte que sa mort est imminente.
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La perception d’une lumière
Parfois, lors d’une expérience de mort imminente, les sujets décrivent la présence d’une lumière blanche intense vers laquelle ils se sont dirigés. Cette représentation est souvent associée à la divinité.
L’EMI et le psychisme?
Il ne faut surtout pas confondre l’expérience de mort imminente et celles vécues lors des séances telles que la méditation.
En effet, plusieurs personnes font état de sentiment de décorporation ou de sensibilité élevée. Sans vouloir discréditer ses méthodes, lors d’une EMI, on considère que le patient ne réagit pas, mais il est plutôt à la place d’un spectateur.
Ce qui est très différents de ce qu’on appelle le voyage astral ou les interactions paranormales, comme la rencontre avec des défunts ou les visions prémonitoires.





