La peur, les doutes et l’angoisse sont des pensées qui viennent spontanément à nous. Lorsqu’elles ne viennent qu’à des moments précis, dans des conditions précises et suite à des événements concrets, ce sont des manifestations naturelles de défense de notre esprit.
Cependant, chez certaines personnes, ces pensées, de nature négative, viennent envahir leur esprit. Elles ne peuvent les contrôler et elles subissent leurs nuisances quotidiennement jusqu’à tomber dans la dépression aiguë. Si vous sentez en vous l’emprise de ces pensées angoissantes, dans cet article vous découvrirez comment le fait de pratiquer la pleine conscience peut vous aider.
Le principe de l’inconscient
Pour parvenir à notre état d’esprit d’adulte rationnel, nous avons dû apprendre beaucoup de choses par nos parents, par nos proches, par notre environnement et par la vie tout court. Nos croyances d’être tout puissant, d’être fort ou d’être beau se sont parfois heurtées à la réalité. Certains de nos désirs ne pouvaient tout simplement pas se réaliser.
Quand les dissonances cognitives et les frustrations sont trop intenses, notre psychisme se sert naturellement du refoulement pour se défendre. Cependant, il arrive que ce dernier soit insuffisant face à la puissance émotionnelle.
La représentation associée à la pensée perturbante disparaît, mais l’affect, ou l’énergie psychique intense qui l’accompagne, a survécu. Elle parvient de temps en temps à sortir des limites de l’inconscient pour prendre sa revanche sur le soi de la personne.
Le sujet commence par craindre un danger non accompagné d’une représentation précise. Il est envahi par des pensées angoissantes, mais il est incapable de décrire avec des termes exacts ce qui lui fait peur. Il ne s’agit pas d’une peur irrationnelle ou imaginaire, mais d’une peur réelle qui envahit la personne et qui l’amène parfois jusqu’à la dépression ou le suicide.
Le principe de la pleine conscience
La pleine conscience, quant à elle, est une pratique de développement personnel qui demande à ses pratiquants de maîtriser leur concentration pour qu’elle se focalise sur leurs sensations internes. Elle entraîne aussi les gens à enraciner fortement leurs pensées dans le présent pour qu’elles ne s’éparpillent pas. Le passé est fini, on ne peut plus le changer, et le futur n’existe pas.
Même si sa vocation première n’est pas la thérapie, la pleine conscience est aujourd’hui largement utilisée pour accompagner les gens dans leur traitement. Par le fait qu’elle puisse conduire la personne à voir ses problèmes dans des perspectives nouvelles, libérées des conditionnements et des automatismes, on l’utilise aussi pour aider les gens à s’améliorer.
Grâce à la pertinence des résultats par rapport aux attentes de ceux qui s’y sont essayés, la renommée de la pleine conscience est telle que des personnalités majeures dans la politique, le divertissement ou l’économie affirment être des pratiquants assidus.
Il faut néanmoins relativiser les résultats, car même si elle est un instrument majeur pour s’approcher du bonheur, la pleine conscience ne la garantit pas.
Comment surmonter l’anxiété et la dépression
Lorsque les symptômes de l’anxiété sont trop envahissants, il est nécessaire que vous cherchiez de l’aide chez un professionnel qualifié. Si par contre vous jugez qu’elles sont relativement légères et que vous pouvez les affronter, la pleine conscience peut vous aider à vous soigner. D’ailleurs, vous pouvez l’utiliser avec votre thérapie si le psychologue qui vous soigne ne vous l’a pas indiquée.
Généralement, on vous demande de vous isoler dans un endroit où vous jugez que vous ne seriez pas dérangé. Cela s’applique surtout aux débutants, car plus tard vous vous rendrez compte que vous pouvez parfaitement l’appliquer n’importe où lorsque vous maîtriserez les techniques.
Ensuite, on vous demandera de vous mettre dans une position méditative qui ne vous sera nécessaire que pour vous concentrer lorsque vous êtes débutant. Puis, on vous demandera de vous concentrer sur vos sensations, celles qui se produisent en vous au moment de votre méditation.
Enfin, on vous demandera de ne pas censurer les pensées qui vous traversent, mais de les observer de l’extérieur. C’est à partir de cette observation attentive et exploratrice que vous comprendrez mieux la nature de votre angoisse.
Une fois que vous parviendrez à vous habituer à les voir de l’extérieur, vous vous détacherez de vos symptômes anxieux.





